jeudi 3 juillet 2008

Crise du pouvoir d’achat ? connais pas !


Trouvé dans le dossier de proposition de la croix de la Légion d’honneur du sieur Antoine-Léon Béville, né à Paris le 20 janvier 1834, décédé le 7 janvier 1899, commis principal à la Grande chancellerie de la Légion d’honneur, cet extrait de son registre matricule (LH/3193).

Surnuméraire, le 1er janvier 1854

Expéditionnaire, le 1er janvier 1855, aux appointements de 600 francs
idem, le 1er juillet 1855, 900 francs
idem, le 1er janvier 1856, 1100 francs
idem, le 1er juin 1856, 1200 francs
idem, le 1er juin 1857, 1300 francs
idem, le 1er janvier 1859, 1500 francs
idem, le 1er octobre 1859, 1600 francs

commis d’ordre le 1er janvier 1862, 1900 francs
idem, le 1er mai 1863, 2000 francs

commis de 2e classe, le 1er janvier 1864, 2100 francs
idem, le 1er juin 1865, 2200 francs
idem, le 1er avril 1866, 2300 francs
idem, le 1er septembre 1866, 2400 francs
idem, le 1er avril 1867, 2500 francs

commis principal, le 10 mars 1868, 2600 francs
idem, le 1er janvier 1869, 2800 francs
idem, le 1er août 1869, 2900 francs
idem, le 1er juin 1870, 3000 francs

(et ainsi de suite jusqu’au 16 mai 1892)

idem, le 16 mai 1892, 4100 francs

Admis à faire valoir ses droits à une pension civile de retraite à compter du 1er février 1894.

On remarquera donc que tous les ans, la fiche de paie de notre commis augmentait de 100 francs! imaginez notre fiche de paie se valorisant de 100 euros par an ?…mais faut pas rêver! nous ne sommes plus entre 1855 et 1892!

2 commentaires:

Jean Pierre Jacob a dit…

Et le pauvre n'a profité de sa retraite que pendant cinq petites années....

Danis a dit…

...bien vu ! je n'avais pas remarqué ce détail. C'est court 5 ans effectivement.
Merci J-P-J