mardi 25 juin 2013

SOSIE : élaborez votre IR en OpenOffice, on se charge de le transformer en XML/EAD…

Source de l’image : "Manuel de l’utilisateur Sosie", édition 2010

Comme je l’avais fait (voir les précédents billets) pour les applications ETAREP ou ETANOT telles qu’on pouvait encore les consulter jusqu’à la fin 2013 avant la «salle des inventaires virtuelle» (SIV) des Archives nationales (modification drastique de la précédente configuration, laquelle, pour la consultation d’ETAREP par exemple, nécessitait obligatoirement le navigateur Internet Explorer (version 5 et surtout pas les nouvelles !) et en ayant, au préalable, chargé le logiciel gratuit Adobe® SVG Viewer…), bref, une grosse lourdeur qui sera supprimée dans la SIV)…
Comme je l’avais fait pour les applications ETAREP ou ETANOT donc, j’essaie ici à l’instar de Cassandre, de prévoir l’avenir de SOSIE dans la nouvelle configuration SIV du SIA (le système d’information archivistique).

D’abord qu’est-ce que c’est ? SOSIE (pour Saisie en Open office pour la structuration d'Instruments de recherche en EAD) est un modèle OpenOffice de production d'instruments de recherche (IR) utilisé depuis près de trois ans aux Archives nationales mais aussi dans certaines Missions des Administrations centrales de l’État et depuis peu par toute collectivité territoriale (qui en fait la demande) souhaitant élaborer des instruments de recherche en XML/EAD….

Maintenant un peu d’histoire : en 2007, un groupe de travail auquel je faisais partie, avait été missionné par la direction des Archives nationales pour réfléchir à un modèle qui utiliserait les fonctionnalités du logiciel OpenOffice (open source comme chacun le sait) pour produire des instruments de recherche directement convertibles en XML/EAD grâce notamment aux feuilles styles. Il s’agissait en fait d’attribuer à chaque style de ce modèle, un élément de la DTD EAD et éventuellement de son attribut lorsqu’il existait et lorsqu’il était pertinent de le qualifier. La simplicité était telle que chaque élément (donc chaque style) qui correspondait à un niveau de description (comme préconisé par la norme ISAD(G)) était en français dans le texte.

Exemples :
unitid qui correspond à Référence dans ISAD(G) avait pour style Cote_consultation ou Identifiant.
unittitle ou Intitulé/Analyse de l’ISAD(G) avait pour style Intitule
…et ainsi de suite vous l’aurez compris…
origination devenait Nom du producteur dans SOSIE de même que physdesc devenait Desc_physique
…et le tout sous la forme d'une arborescence savante qui reprend l’ordre logique de rédaction d’un instrument de recherche. Je pouvais ainsi structurer mon IR en choisissant l’élément de la DTD EAD dans la liste (en français) proposée.

SOSIE convenait donc particulièrement pour la production d'un nouvel instrument de recherche, mais aussi pour une «rétroconversion» c’est-à-dire une reprise d'un fichier saisi sous un autre traitement de texte.
Source de l’image : "Manuel de l’utilisateur Sosie", édition 2010

Sur cette page d'écran de SOSIE, le «0_En_tete_EAD» correspond aux métadonnées de l’instrument de recherche, c’est en fait la «page de titre» dans laquelle on mettra les informations sur les conditions d'accès et d'utilisation des unités documentaires décrites, leur mode d'entrée, le producteur, l'historique de la conservation, les sources complémentaires, etc. Suivent ensuite le «Corps de l'instrument de recherche» proprement dit et l’«Index»…ce sont respectivement les parties «1_Description_archivistique» qui reprend les vingt-six éléments de l’ISAD(G) de la zone d'identification à la zone de notes et «2_Indexation» pour les noms de collectivités, les mots matières, les noms de personnes, les noms de lieux géographiques …partie «Index», que j’avais, en réalité, très peu utilisé jusqu’à présent.
Autre vue d'OpenOffice avec le modèle SOSIE et à gauche tous les styles (les éléments EAD)
Source de l’image : "Manuel de l’utilisateur Sosie", édition 2010
Voilà pour l’historique et les caractéristiques généraux et les diverses fonctionnalités de ce bel outil qui permettait de faire de l’EAD sans le savoir et en s’affranchissant de l’achat d’un éditeur (genre XMETAL, OXYGEN ou autre).
Ensuite, une fois l’instrument de recherche rédigé, c’est une opération batch qui permet alors de le convertir en un format XML/EAD en le déposant dans un répertoire «In» (rappelons que jusqu’à présent il s’agit encore d’un fichier avec l’extension .odt) et c’est après le passage du programme, de le récupérer en un .xml dans un répertoire «Out» (le batch classique quoi). On pouvait également utiliser une extension OpenOffice (un greffon) qui lançait le programme de conversion directement depuis OpenOffice pour obtenir au final un format «xml» à partir du fichier «odt».

Que va devenir SOSIE dans la nouvelle configuration SIV du SIA (le système d’information archivistique) et plus précisément dans le module «production des instruments de recherche» ? et d’abord pourquoi la conversion de .odt en .xml sur SOSIE ne fonctionne plus correctement?
J’oublie de dire que lors des dernières formations dispensées au Centre Phoenix pour les Études Libanaises à Beyrouth  vers la mi-mai de cette année, puis à l’Association des Archivistes français (AAF) le 22 mai dernier [stage EAD, parcours «EAD et EAC : des standards d’encodage pour les instruments de recherche»], en voulant montrer un exemple de conversion d’un fichier OpenOffice en un format XML/EAD, j’ai eu un grand moment de solitude : la conversion ne fonctionnait plus ! C’est seulement en ce début de mois que j’ai résolu le problème : SOSIE ne fonctionne que sur la version 3.0 d’OpenOffice (jusqu’à la version 3.2. mais plus sur LibreOffice, sa suite logique), ensuite attention aux mises à jour de JAVA : si vous avez autorisé votre ordinateur à mettre à jour automatiquement le JRE de JAVA vous devez en être à la version 7…or la conversion de SOSIE ne fonctionne que sur la version 6 de JAVA! Fallait le savoir.
Ainsi pour montrer à mes stagiaires un exemple de saisie sur SOSIE et sa conversion, j’ai été obligé de désinstaller le JRE7 et d’installer à nouveau la version le JRE6 (fort heureusement j’ai toujours l’ancienne version d’OpenOffice).

Exemple de saisie sous ICA-ATOM, ici la Zone d'identification de l'ISAD(G)
(on devrait avoir à peu près la même configuration sur le SIA,
module production d'instruments de recherche en remplacement de SOSIE)

Maintenant, quelle sera la place de SOSIE dans le nouveau système d’information archivistique (SIA)?…ce qui est sûr, c’est que tous les IR élaborés jusqu’à présent sous SOSIE seront intégralement et naturellement migrés dans le SIA, lequel prévoit de fournir un outil de production intégré à une plateforme de diffusion et d'interrogation. Ainsi nos futurs instruments de recherche (des Archives nationales uniquement, pas des Missions) seront à l’avenir, directement élaborés sur le SIA. Et l’ergonomie dans tout cela ? la saisie d’un nouvel IR se fera comme sous ICA-ATOM ou AVENIO ou ARKHÉÏA pour ne citer que ces outils, mais on nous promet que les puristes du «code xml» ne seront pas oubliés (un export de cette saisie "avec formulaire" sera possible et le fichier xml ainsi obtenu pourra être lu et modifié sous OXYGEN)…à suivre donc.

mercredi 5 juin 2013

Les placards de décès du Minutier central des notaires de Paris

Exemple d'un placard de décès

Le département du Minutier central des notaires de Paris procède en ce moment à la numérisation des placards de décès afin de les rendre accessibles en ligne. L’occasion pour moi de reprendre un ancien article de mon collègue Thierry Boudignon, avec son aimable autorisation va sans dire… un grand merci à lui.

Dans le temps, à Paris, on affichait (ou placardait) sur les murs des églises et dans les rues, des avis d'inhumation  pour inviter Messieurs et Dames à s'y trouver s'il leur plaist.
 
Ces placards sont, en général, rédigés de la façon suivante (voir l’image au-dessus):

Vous êtes priés d'assister au Convoy et Enterrement de feu Me THOMAS-SIMON PERRET, Conseiller du Roy, Notaire au Châtelet de Paris, Syndic de sa Compagnie, décédé en sa Maison, rue Coquillière; Qui se fera cejourd'hui Vendredi 12 Janvier 1753 à six heures du soir, en l'Eglise de Saint Eustache, sa Paroisse, où il sera inhumé.Un De profundis.

Ou encore cette curieuse cohabitation entre la "paroisse" et la "République Française":

Vous êtes priés d'assister aux Convoi et Enterrement de la Citoyenne Marie Anne LENGLET, Veuve du Citoyen Etienne-Pierre BOURSIER, ancien Marchand, décédée en sa Maison, Rue du Roule; Que l'on fera cejourd'hui Mardi 19 Mars 1793, l'an deuxième de la République Française, à quatre heures du soir, en l'Eglise de Saint Germain-l'Auxerrois, sa Paroisse.
DE PROFUNDIS. De la part des Citoyens ses Fils, des Citoyennes ses Brues, des Citoyens et Citoyennes ses Petits-Fils et Petites-Filles…

Plus tard, ces placards ont été utilisés à envelopper les liasses des minutes en raison de l'excellente qualité du papier. C'est cette collection factice de placards de décès qui a été constituée au cours des classements par prélèvement dans les fonds des études notariales aux Archives nationales.
On notera qu’on trouvera également des faire-part mortuaires en AD/XXJc/96 à 120 aux Archives nationales et en V.7 E aux Archives de Paris (et plus généralement en série J aux Archives départementales).

Ces placards indiquent le nom de la personne décédée, ses titres, profession et autres qualités (par exemple: marguillier de sa paroisse), le lieu de son décès, le jour, l'heure et le lieu de l'enterrement, c'est à dire le plus souvent sa paroisse.
De plus, et c'est ce qui en fait tout l'intérêt de ces placards, ils sont ornés d'une vignette ou lettrine. Ces gravures sur bois, sans prétention artistique particulière, représentent la mort de façon imagée.
Si ces placards concernent par nature une personne précise, les lettrines sont d'un usage plus général. On trouve la même lettrine sur des placards différents. Celles-ci ne sont pourtant pas uniformes et présentent une certaine variété. Existe-t-il une relation entre la qualité des personnes et l'image choisie? Thierry Boudignon ne semble pas convaincu.

À partir de cette collection de 7000 documents environ, on peut dégager quelques grands types de figuration de la mort et de montrer d'éventuels rapports entre elles.
Les premiers placards remontent au règne de Louis XIII. D’abord de petite taille, à peu près analogues à de simples faire-part, et sans ornementation, ils prennent leurs dimensions moyennes actuelles (50 cm x 40 cm) au début du règne de Louis XIV. On voit alors apparaître les premières lettrines et vers la fin du XVIIe siècle, les vignettes se diversifient.
La Révolution les fera disparaître dans le courant 1793 et s'ils réapparaissent sous l'Empire, c'est avec une iconographie bien différente. Il s'agit principalement de bourgeois: bourgeois de Paris, Marchand, officiers au Parlement ou au Châtelet de Paris, etc.
Mais bientôt, la figuration évolue et se complique. Les vignettes nous montrent alors de véritables petites scènes telles que la résurrection des morts, une danse macabre ou, comme dans celle-ci, une confrontation dramatique avec la Mort qui vient troubler une méditation à la lueur d'une bougie (1764).
 

 
On avait aussi l'habitude de représenter ces mausolées, comme d'autres images, d'une certaine manière et avec un certain sens de l'esthétique sans qu'on y mette une signification précise et voulue. Ici, ces triangles sont l'image stylisée de supports surmontés d'une urne, objets que nous retrouvons souvent dans d'autres vignettes. À leur place, nous avons vu également des squelettes mais aussi des cierges tout simplement. Pour ce qui est de la forme, des divisions du triangle, du nombre de larmes etc., il existe de nombreuses variantes.

Voici une autre représentation où le nombre de larmes et de boules est différent. On notera surtout la présence d'un cadre qui entoure la vignette. Cette bordure est composée de feuillages mais les éléments traditionnels, larmes, têtes de mort et os entrecroisés peuvent également y figurer. Quelquefois tous ces éléments sont mélangés et forment un ensemble très varié. Le mausolée est aussi présent. Les origines de ce tableau ont été étudiées ici même.


 
Sa description est la suivante: A l'occident sera placé sur le mur ou en relief un Mausolée consistant en une urne sépulchrale posée sur une base triangulaire à trois faces. Dans chaque triangle il y aura trois boules, dans les trois angles, au dessous du triangle, reposant sur des ossements; de l'urne sortira une vapeur enflammée, avec l'inscription: Deponit aliena, ascendit unus. Au dessous, dans le triangle, on lira ces mots: Tria formant, Novem dissolvunt.
 

Dans cette vignette des années 1770/1780, le mausolée, au centre de l'image, est surmonté d'un triangle. On note, pour mémoire, la présence de la tête de mort et des os. On remarque aussi l'urne tenue par une femme. Le mausolée est placé dans un édifice éclairé par des fenêtres et soutenu par des colonnes ce qui suggère l'intérieur d'une église, autrement dit un temple. C'est au centre du temple, de la Maison, que la mort se transforme en résurrection.

Il faut souligner ici le fait que ces vignettes contiennent assez peu de références directes au christianisme. Le seul symbole parfois utilisé est la croix. Sans doute ces placards expriment-ils l'aspect social de la mort et non son aspect proprement religieux. Il y a là une distinction que la franc-maçonnerie, institution sociale s'il en est, semble avoir respecté. Si la franc-maçonnerie est d'inspiration religieuse, elle n'est pas une religion. Nous avons tout de même trouvé quelques vignettes ayant une thématique purement chrétienne.


En voici une de 1766, une illustration de Jn, 12, 24. Avant la Passion, à son entrée à Jérusalem, Jésus annonce sa glorification par sa mort en disant: Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Sur la vignette on voit un semeur et cette inscription: Si le grain n'est mis en terre il ne peut porter de fruit. La mort est présentée ici comme le passage vers la vraie vie.


Celle-ci, de 1760, représente le Christ au moment de la résurrection avec cette inscription: La foy des vivons l'espérance des morts. On voit le Christ qui sort victorieux du tombeau. Celui-ci est ouvert, la pierre tombale, qui est de côté, porte la mention: Non est hic, Il n'est plus ici. Un ange est près du tombeau tandis qu'un soldat s'enfuit en jetant son épée. Cette figure montrant le moment même de la résurrection est aussi l'objet de nombreux tableaux maçonniques.


La dernière vignette nous montre le Christ ressuscité veillant un cadavre placé dans un linceul quasi identique au drap (...) traversé d'une grande croix qui le recouvre...

De milliers d'autres vignettes sont en cours de dématérialisation et d’analyse sommaire (noms, lieu, dimensions, etc.). Attendons donc la fin de cette opération et de leur mise ligne sur le site des Archives nationales pour les étudier enfin.

mardi 4 juin 2013

De l’eau de source à Antony ?

La fontaine du parc Heller à Antony
Source de l'image : http://randoclanp.canalblog.com/
(dommage que ce site ne soit plus...alimenté)
À Antony, les noms des rues qui font référence à l’eau font légion…légion ? comme légion romaine ? oui…on sait combien les Romains aimaient les thermes, les eaux en général et ce n’est guère étonnant qu’ils se soient installés à «Antonius» devenue ensuite Antony, là où j’habite en ce moment…voyons ces rues et ces autres voies : rue de l'Abreuvoir qui suivait l'ancien tracé de la Bièvre, rue de la Bièvre, rue des Hautes Bièvres, passage de la Bièvre, parvis de la Bièvre, moulin de la Bièvre, rue de la Fontaine du Sault, rue de la Fontaine Grelot, impasse des Sources, rue des Sources, rue des Sources Prolongée, rue du Lavoir de la Grande Pierre, allée de la Puisaye, allée du Ruisseau, chemin du Pont Aux Ânes, Pont d'Antony, promenade du Barrage, ruelle à Riou dont le pavage trahit, encore de nos jours, la trace de l'eau qui allait vers la fontaine à son extrémité, etc. Tout cela attesterait-il de l’existence d’une nappe phréatique sous Antony ?

Moulin de la Bièvre à Antony
Source de l'image : http://randoclanp.canalblog.com/

Faisons un tour à la Maison des Arts (au parc Bourdeau en face de la gare RER), descendons quelques marches pour visiter (à peine deux petites pièces) une petite exposition permanente pour nous faire une idée du très vieux Antony (depuis sa naissance géologique). Il y a là une magnifique carte géologique de la ville et de ses environs qui montre qu’Antony se trouvait alors dans une zone non inondable car au-dessus des marais où des dinosaures s’ébattaient aux temps anciens. Antony est ainsi au niveau des sources qui, elles, se trouvent en général sur les marnes vertes (la carte donne d’autres couleurs à cette marne selon les emplacements).

Ces nombreuses sources, sans compter la Bièvre qui, avant son enfouissement au XIXe siècle, arrosait Antony, sont à l’origine de ces nombreux bassins, étangs, plans d’eau, fontaines, lavoirs et autres moulins à Antony : parc Heller ainsi que le moulin situé à l’entrée du dit, la «fontaine Michalon», les fontaines de la place de l’Hôtel-de-Ville, celle de l’obélisque de l’avenue du Bois-de-Verrières, de la Croix de Berny à l'entrée d'Antony par la Nationale, celle de la place Mounié ou du parc Bourdeau, les étangs du Soleil, de la Noisette, du Paradis sur la Coulée Verte, etc.

Ce que j’ignorais jusqu’à la semaine dernière, c’est qu’en 1892 on avait entrepris la construction d’un réservoir d’eau de source, place du Carrousel, juste en face de notre bibliothèque actuelle, la bibliothèque Anne… Fontaine (!)…encore de l’onomastique.

Voyons ce qui en ressort…mais d’abord un grand merci à Alexis Douchin, notre responsable des archives-documentation d’Antony qui nous a fait découvrir ce dossier de construction, confiée à Martial Grandchamp, entrepreneur à Châtillon-sous-Bagneux, d’un réservoir d’eau de source sous la place du Carrousel coté Archives communales Antony, 3N (et non coté, id. 264) dans lequel on trouve entre autres, le cahier des charges, des mémoires, des plans, un devis estimatif, le procès-verbal d’adjudication, le décompte des travaux, des délibérations du conseil municipal et de la correspondance de 1892-1898.

Mémoire des travaux à effectuer
1894, Arch. com. Antony, 3N (et non coté, id. 264)

Le cahier des charges du 25 novembre 1892 indique que les travaux de construction de ce réservoir d’eau de source sera en «meulière qui proviendra des meilleures carrières [on ne lésine pas sur la qualité !] . Elle sera poreuse et soigneusement dépouillée de terre et même lavée au besoin. La brique sera de l’espèce dite de Besançon, première qualité, brune, etc.» le tout pour environ 15000 F d’après le devis estimatif. C’est à Martial Grandchamp, entrepreneur à Châtillon-sous-Bagneux, qu’est confiée cette construction après un «appel d’offre» appelé alors «adjudication», lequel dresse en 1897, un mémoire des travaux de terrassement, maçonnerie, canalisation, etc. exécuté pour le compte de la commune d’Antony. On discute ferme du coût des travaux. Des rabais significatifs sont consentis par l’entrepreneur (environ 30%). Au final, le décompte des travaux du réservoir s’élèvent à 10614,67 F d’après l’extrait du registre des délibérations du conseil municipal du 14 décembre 1897…

Cahier des charges
1892, Arch. com. Antony, 3N (et non coté, id. 264)

Une pièce intéressante est celle de Martial Grandchamp, entrepreneur 21 rue Dareau (il était aussi architecte semble-t-il) et domicilié 1 avenue de Paris à Châtillon-sous-Bagneux (siège, aujourd’hui, d’un Crédit Agricole), qui écrivit au maire d’Antony (alors Prosper Legouté) le 8 juillet 1898. Il se plaint que l’administration n’ait pas respecté son engagement sur le montant des travaux pour «ce travail ingrat et onéreux [pour lequel il a] assuré la parfaite étanchéité des bassins, etc.». Qu’il se rassure notre Grandchamp, la situation est toujours la même à l’heure actuelle, l’administration rechigne souvent à régler ses factures à temps…

Lettre de réclamation de Martial Grandchamp au maire d'Antony
8  juillet 1898, Arch. com. Antony, 3N (et non coté, id. 264)

Bref. Si vous souhaitez en savoir plus sur le parcours de l’eau à Antony, voyez cet excellent dépliant proposé par la commune (il en existe toute une collection sur les écoles, les célébrités d’Antony, les parcs, etc.) et disponible à l’Hôtel-de-Ville (j’en trouve aussi régulièrement sur les présentoirs de notre médiathèque) ou sur leur site :
http://www.ville-antony.fr/files/Patrimoine/depliant_eau.pdf

lundi 27 mai 2013

Une formation au Centre Phoenix pour les Études Libanaises

Une pièce montée à l'occasion de la fête de l'Université (USEK) à laquelle j'avais été convié

Parmi les principales Universités libanaises, dont la plus connue reste l’AUB (Université américaine de Beyrouth), figure dans les 5 premières, l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) fondée en 1961 (usek.edu.lb) dont les cours sont à la fois en Français et en Anglais. C’est à cet endroit que j’avais été invité la semaine dernière (du 12 au 17 mai) par Marie Lamaa, directrice adjointe du Centre Phoenix pour les Études Libanaises (CPEL), pour y former des stagiaires à la pratique archivistique, du moins dans ses rudiments puisque les participants (très brillants soit dit en passant) côtoyaient des archives dans le cadre de leur travail quotidien : universitaires, historiens, séminaristes, bibliothécaires pour certains, responsables des archives de leur institution pour d’autres (monastères, congrégations religieuses, etc.). Depuis sa fondation en 2008, le CPEL  reçoit des dons ou de dépôts de collections d’archives (documents, photos, cartes, plans, etc.) de la part d’institutions ou de particuliers. Ces documents ainsi conservées sont ensuite dématérialisées de sorte que le donateur (ou le déposant) puisse garder une copie de sa collection.

La vue de notre salle de cours à l'USEK !
Voilà pour le cadre. Notre contribution (nous étions deux archivistes en fait, Magali L. et moi) a surtout consisté à sensibiliser ces usagers des archives à mieux les connaître, à bien les conserver et à les utiliser tous les moyens pour les valoriser (le dernier jour de la formation, un vrai succès, a consisté à faire travailler les participants à une mini-exposition sur un groupe documentaire que le CPEL conserve, les papiers de la famille Sursock, grande famille aristocratique établie à Beyrouth depuis la fin du XVIe siècle).

Voici le programme proposé :

  • Lundi 13 mai : Définition des archives. Les archives publiques. Les archives privées.
  • Mardi 14 mai : Les instruments de recherche l’après-midi et la description archivistique le matin puisque il est préférable de mieux connaître pour mieux décrire, nous avons passé en revue les différents niveaux de description (de la pièce au fonds avec une définition très précise et des exemples pour chaque niveau). Nous avons ensuite donné quelques définitions fondamentales avant l’introduction proprement dite à la norme ISAD(G) et ces 6 zones de description suivi de la prise en main de l’ICA-AtoM pour l’encodage des exercices (travail de groupe, directement sur le site demo de ICA-AtoM)...Les instruments de recherche l’après-midi donc : les grandes catégories d’instruments de recherche (inventaire, répertoire numérique, récolements état sommaire, Guides, etc.) suivi des différentes parties d’un instrument de recherche (introduction, corps de l’instrument de recherche, annexes, index, tableau de concordance, etc.).
  • Mercredi 15 mai : classement d'archives privées avec des exercices pratiques sur l’analyse du statut juridique, description des pièces, plan de classement, choix et rédaction de l’instrument de recherche (introduction, corps de l’instrument de recherche, index, etc.) suivi de la correction de l’exercice pratique, faite par chaque groupe.
  • Jeudi 16 mai : le format d’encodage (XML-EAD) autrement dit qu’est ce qu’une DTD ? Principe du XML pour expliquer pourquoi ce langage de balisage convient parfaitement à une DTD grâce à sa représentation structurée des documents en un arbre d’éléments et d’attributs. Nous avons pris comme exemples des instruments de recherche élaborés dans les ateliers précédents et la manière de les rendre conforme ISAD(G) puis les convertir en EAD en prenant en compte les éléments essentiels et leurs attributs…le tout mis en œuvre sous ICA-AtoM.
  • L’après-midi du 16 mai nous avons donné une conférence publique sur la chaîne archivistique (les différentes étapes de traitement des archives, notions de fonds d’archives et principe du respect des fonds, cycle de vie du document : classer, décrire, coter, ranger, conserver, communiquer, valoriser….), la communication des archives (inscription, salles de consultations, salle de lecture, règlement intérieur, surveillance, règles de comportement, quotas de documents) et la conservation des archives (normes, bâtiments, conservation préventive, manipulation)…une bonne vingtaine d’auditeurs. Très sympathique!
  • Vendredi 17 mai : journée entièrement consacrée la valorisation (expositions, publications, journées d'études, visites, service éducatif, etc.) et à la restitution du stage. Les stagiaires répartis en deux groupes, avaient préparé en fil rouge tout au cours de la semaine, une exposition sur la famille Sursock pour le premier groupe, et pour le second groupe un classement de quelques dossiers de la même famille avec élaboration d’un instrument de recherche sous ICA-AtoM. Et là, les stagiaires nous ont franchement épatés ! le résultat a été au-delà de nos espérances. Cette restitution a été un franc succès, chaque groupe ayant appris de l’autre toutes les techniques d’une bonne valorisation.

Voilà pour le cadre institutionnel…voyons le cadre touristique : le Liban est à peine plus vaste qu’un département français, on peut le traverser du nord au sud en 2h30 environ s’il n’y a pas d’embouteillage sur la route, car c’est là où nous avons souffert le premier jour : notre corps physique refusait instinctivement cette masse de voitures qui s’agglutinait partout (une 3 voies d’autoroute se transforme en 5 voies à tout instant sans qu’aucun conducteur ne s’en offusque, klaxonnant même pour que cela se poursuive !)…l’horreur donc. Mais très vite on s’habitue et là, tous les paysages des villes, des campagnes, des montagnes et des vallées s’illuminent comme le sourire des Libanais très gentils, très accueillants... je ne vais pas m’étendre parce que je compte bien rédiger quelques billets des endroits par où je suis passé les 3 jours (samedi, dimanche et lundi) qui ont suivi cette formation, m’étant rendu successivement à Byblos, puis sur la colline des monastères où j’ai rencontré quelques archivistes qui m’ont fait découvrir les trésors de leur collection (notamment le monastère de Charfé...mais je m'étendrai davantage sur ces archives dans un billet à venir), à Harissa et enfin dans la plaine de la Bekaa (Chtaura, Ksara et son vignoble, Zahlé et sa gastronomie, Anjar et sa cité ommeyade, et enfin Baalbek)…

La conservation des archives du monastère de Charfé (...fera l'objet d'un billet à venir)

Rendez-vous est donné l’année prochaine pour la suite : nous approfondirons l’EAD et les points d’accès (notion de thésaurus, des listes d’autorité, de SKOS, etc.), nous introduirons l’EAC et ferons des publications sur des plateformes tels Pleade ou Mnesys (je demanderai des autorisations pour pouvoir publier en ligne sur leur site le temps de la formation pour pouvoir ainsi commenter le résultat d’une publication et les attentes du public).

Merci à Marie Lamaa, Rodica, Robier et Roula pour leur accueil et leur professionnalisme.

samedi 20 avril 2013

Ma contribution au STIA 2013



Voici une formation, dispensée dans le cadre du stage technique international des archives pour les archivistes (et aussi bibliothécaires) francophones (STIA 2013), qui m’a laissé de bons souvenirs à tout point de vue. Par l’intérêt que les stagiaires ont porté à cette formation, par le déroulement technique (aucun problème de plantage de système ou autres bogues, etc.), par de nombreuses innovations (partenariat avec le Portail International Archivistique Francophone) et par la sympathie des stagiaires…

Dans le cadre du module «Traitement des Archives» d’une durée de 5 jours et coordonnée par Claire Sibille de Grimouard (le STIA est organisé en «module» qui suit plus ou moins le cycle de la chaîne archivistique, voir le programme sur http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/static/6548), il s’agissait d’un atelier sur l’utilisation d’ICA-ATOM qui s’est déroulé le 16 avril dernier (ainsi que le 18 avril pour un autre groupe d’une dizaine de participants).

Après un rapide rappel de la chaîne archivistique et des différentes normes ICA ainsi que de la concordance entre ISAD(G) et l’EAD, les objectifs généraux de cet atelier étaient de montrer les différentes fonctions de ICA-ATOM en mode «demo» directement sur le site de ICA-ATOM  (identifiant : demo@example.com et mot de passe=demo), de pouvoir remplir les masques de saisie conformes aux zones des normes ICA, de faire des petits essais d’encodage, etc., puis de savoir manipuler les différentes fonctions de ICA-ATOM en mode «local» (après l’installation sur un poste) notamment les fonctions importer/exporter, les fonctions avancées de ICA-ATOM pour modifier l’apparence des pages statiques, des menus, etc., de savoir partager les notices des uns et autres en utilisant le numéro IP de chaque poste pour en faire des commentaires généraux sur leur encodage d’un instrument de recherche simple, etc.
J’ai commencé par évaluer leur niveau de connaissance de l’ISAD(G) et de l’EAD et des différentes normes ICA par un jeu simple sous forme d’une grille de mots croisés que nous avons corrigé ensemble.
En voici les définitions…amusez-vous bien !
Horizontalement
2. Élément de l’EAD qui correspond à « Histoire administrative/notice biographique » de la zone du contexte de l’ISAD(G).
6. Élément de l’EAD qui correspond à « Date » de la zone d'identification de l’ISAD(G).
9. Élément de l’EAD qui correspond à « Sources complémentaires » (1) de la zone des sources complémentaires de l’ISAD(G).
11. Élément de l’EAD qui correspond à « Conditions de reproduction » de la zone des conditions d'accès et d'utilisation de l’ISAD(G).
12. Élément de l’EAD qui correspond à « Référence » de la zone d'identification de l’ISAD(G).
13. Élément de l’EAD qui correspond à « Mode de classement » de la zone du contenu et de la structure contexte de l’ISAD(G).
14. Élément de l’EAD qui correspond à « Présentation du contenu » de la zone du contenu et de la structure contexte de l’ISAD(G).
15. Élément de l’EAD qui correspond à « Modalités d'entrée » de la zone du contexte de l’ISAD(G).
Verticalement
1. Élément de l’EAD qui correspond à « Bibliographie » de la zone des sources complémentaires de l’ISAD(G).
3. Élément de l’EAD qui correspond à « Historique de la conservation » de la zone du contexte de l’ISAD(G).
4. Élément de l’EAD qui correspond à « Intitulé/analyse » de la zone d'identification de l’ISAD(G).
5. Élément de l’EAD qui correspond à « Sources complémentaires » (2) de la zone des sources complémentaires de l’ISAD(G).
7. Élément de l’EAD qui correspond à « Instruments de recherche » de la zone des conditions d'accès et d'utilisation de l’ISAD(G).
8. Élément de l’EAD qui correspond à « Règles ou conventions » de la zone du contrôle de la description de l’ISAD(G).
10. Élément de l’EAD qui correspond à « Conditions d'accès » de la zone des conditions d'accès et d'utilisation de l’ISAD(G).
Et voici la grille :



Puis, après une petite démonstration d’installation de WAMP (WINDOWS APACHE MYSQL PHP) et de ICA-ATOM (version 1.3), j’ai donc donné de nombreux exercices pratiques comme la manière d’accéder au site ICA-ATOM et de personnaliser le logotype, les menus, les pages statistiques, les thèmes, etc., d’exporter des fichiers XML- EAD, de l’enregistrer sur le bureau et puis d’importer ces mêmes fichiers sur l’espace ICA-ATOM local de chaque membre.

Pour «encoder» une unité documentaire simple ou des descriptions archivistiques plus sophistiquées (j’ai donné l’exemple d’un dossier de personnel), on pouvait soit saisir directement sur le site (sur le masque de saisie du site), soit élaborer l’instrument de recherche sur XML EAD et importer le fichier.
Autre exercice : à partir de la notice de présentation du site des Archives départementales du Puy-de-Dôme (en ligne sur leur site), je leur ai demandé de faire une description d’une institution de conservation selon la norme ISDIAH en identifiant les éléments à partir d’une notice vierge de l’ISDIAH et ensuite de l’encoder sous ICA-ATOM.

Autres exercices dans le même style : partir d’une notice conforme à l’ISAD(G) qui contient des informations sur le contexte de production des archives. Il fallait les isoler, puis rédiger une notice descriptive et une notice d’autorité et ensuite encoder sous ICA-ATOM. Ou encore, à partir d’une notice de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales créée le 30 juillet 1964 par la fusion des Directions Départementales de la Population et de l'Action Sociale, de la Direction de la Santé, des divisions ou services d'aide sociale de la Préfecture et des services médicaux et sociaux de l’Éducation nationale (référence : FRAD063_000000060, dates extrêmes : 1937-2005, cotes extrêmes : 192 W 1-48 à 1931 W 1-60, importance matérielle : 211,80 ml, etc.), il fallait isoler les éléments ISDF et faire la même chose que les exercices précédents pour les «fonctions»…bref, que de la pratique!

Ainsi à la fin de la journée, chaque groupe avait encodé soit en ISAAR(CPF), soit ISDIAH ou ISDF et nous avons fait des commentaires de chaque encodage en se servant de la fonction réseau de ICA-ATOM. (le numéro IP de chaque poste suffit et ne faut pas oublier de placer le «localhost» en PUT ONLINE)…

(merci à Roula [du Liban] de la «restitution» qu’elle a faite de cette activité aux autres groupes à la dernière journée du module).

dimanche 24 mars 2013

Musique et cinéma, un désamour à la Cité de la Musique

Source de l'image : Photos Libres http://www.photo-libre.fr


Hier samedi je suis allé à l’exposition «Musique et cinéma, le mariage du siècle?» à la Cité de la Musique, porte de Pantin à Paris. Quelle déception!

En sous-titre «que serait la magie du cinéma sans l’émotion de la musique?», mais je n’y ai trouvé aucune émotion et j’ai perdu mon temps (temps de trajet de plus d’une heure un samedi matin!)… Déjà on entre par une salle sombre où l’on ne distingue rien tellement les murs sont aussi en noir ! bonjour l’ambiance. Ensuite de faibles faisceaux de lumière genre «7e art» pour vous guider par ci par là à travers d’extraits de films ou d’extraits d’entretiens de réalisateurs ou de compositeurs de musique. Parcours intelligent mais combien décevant. On a essayé de concentrer dans un espace minimaliste, un panorama tellement foisonnant de cette belle rencontre entre ces deux arts, musique et cinéma. Mais quel dommage que ni les cinéphiles ni les mélomanes ne s’y retrouvent !

Mais pourquoi (par manque de moyens financiers certainement) la Cité de la Musique ne choisit-il pas de commissaire ou de scénariste dignes de ce nom (je n’ai absolument rien, ni contre N. T. Binh, commissaire de cette exposition ratée, ni contre Joann Sfar, commissaire de celle sur «Brassens» l’année dernière mais ils feraient mieux de se concentrer sur leurs travaux respectifs de professeur à la Sorbonne ou d’illustrateur de BD…seul Frédéric Sanchez s’en est bien sorti avec son «Gainsbourg» en 2008, mais lui, c’était un vrai illustrateur sonore, et il y connaît un rayon sur la musique...).

Bref, à titre d’exemple, pour en revenir à cette exposition «Musique et cinéma», sur Alexandre Desplat, compositeur français, que le monde entier s’arrache, on se limite à sa composition de la BO de «De battre mon cœur s'est arrêté» [de Jacques Audiard] avec laquelle il a certes obtenu son premier César en 2006, mais il n’a pas composé que ça ! qu’en est-il de sa contribution sur «Le Discours d’un roi», etc. Rien!

Non franchement, cette exposition est vraiment ratée. Quel dommage. Pourtant le sujet est alléchant et se prête à de nombreux exercices, par exemple se concentrer sur le seul cinéma français. Il y aurait tellement matière à exposer et à dire.

Sans compter l’affligeante banalité de l’affiche…

Ensuite on descend d’un étage pour parcourir un couloir de duos de cinéastes-compositeurs, mais là aussi tout est réduction, de même que les quatre minables points audiovisuels sous forme de modules interactifs où on écoute des extraits de films (classés selon que c’est du rock, du classique, etc.) mais tout n’y est pas. Ici encore, il y aurait matière à se rattraper en proposant la presque exhaustivité de la musique de films. Mais non, on enferme le visiteur dans des cases bien définies…

Bon, j’ai aimé les vieilles pochettes de disques, les quelques documents de tournage mais en fin de compte il n’y a aucun parcours savant, on se perd dans l’obscurité des salles et des sons sortis de nulle part.

C’est du 19 mars au 18 août 2013 à Paris, allez y tout de même pour se faire une idée mais franchement vous allez perdre votre temps et serez très déçu. Quel dommage! ah oui, quel dommage, pour un sujet si prometteur!

samedi 9 mars 2013

Le Paris secret et insolite de Rodolphe Trouilleux



Ce Paris secret et insolite, par Rodolphe Trouilleux, avec des photographies magnifiques de Jacques Lebar aux éditions Parigramme, je l’ai découvert par hasard à l’Orangerie à la visite de l’exposition Soutine et je le conseille à tous, amoureux de Paris ou curieux, pour, et je cite la présentation de l’auteur, pour connaître encore plus sur [début de citation] «les impasses oubliées, un cloître converti en ateliers, une vraie fausse maison médiévale, les dalles de la guillotine, un métro du XVIIe siècle, des jardins cachés, une cité ouvrière dans les beaux quartiers, une façade de lavoir, des villas endormies, un citronnier dans une cabine téléphonique, une villa palladienne, une tour du XIIIe siècle, un square d'acclimatation, des rats grignotant une façade, un apothicaire-chocolatier, un ancien cimetière protestant, une enseigne médiévale, un parchemin gothique, un château ouvrier, une pagode chinoise, un portail voyageur, des lampadaires télescopiques, une fausse vierge noire, un chevalier supplicié, un cadran solaire surréaliste, un ancien cabinet de lecture, une mystérieuse cariatide, une cloche impériale, un bastion dans un jardin, un immeuble paquebot, des stalactites dans une grotte, une arche au-dessus d'une rivière disparue... la capitale n'a pas fini de livrer ses mystères [fin de citation]. 

D’autres nouvelles surprises sont également à découvrir sur le site de Rodolphe Trouilleux http://parissecretetinsolite.unblog.fr/

J’ai bien aimé la présentation de la «vraie fausse maison médiévale» pour y passer presque tous les matins en allant travailler et sur lequel j’avais également écrit un petit billet http://texteslibres.blogspot.fr/2007/08/rue-des-ursins.html il y a très longtemps.

J’ai beaucoup appris aussi : par exemple ce vestige de la Bastille…mais je vous en dit pas plus, voyez «Paris secret et insolite» de Rodolphe Trouilleux, un très bon cadeau à se faire et à faire…